Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /2009 15:45

Après une participation à la Biennale " Délires de livres" à la Collégiale Saint André de CHARTRES où j'ai exposé trois grandes sculptures tissées, j'expose cet été , dans le cadre du Salon d'Automne de SARRIA près de SAINT JACQUES DE COMPOSTELLE en Galice, trois peintures sur le thème des " PICTOGRAPHIES ".
En Novembre, je participe à PARIS EN CAPITAL au Salon COMPARAISONS avec une autre oeuvre.

A suivre !!!

Par Francoise Galle
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Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /2008 18:17

Je reviens de l’exposition que le Musée du Louvre consacre en ce moment à «  Babylone, mythes et réalités » - jusqu’au ‘02 Juin prochain et je voulais vous faire partager mon interet et mon enthousiasme à la suite de cette visite .
La , ou plutôt les civilisations dont Babylone est le symbole incontournable, se sont établies dès le 4ème millénaire avant Jésus-Christ entre le Tigre et l’Euphate et étaient composées des peuples Sumériens et Sémites qui parlaient des idiomes différents, d’où une certaine hétérogénéité dans cette première civilisation hybride.,en Mésopotamie.
En effet, avant Babylone, il y eut les villes d’Uruk (pays de Sumer), puis Mari et Suse et bien d’autres.

Toutefois, les premiers signes d’une écriture pictographique sont apparus à Uruk en 3300 BC alors que les hiéroglyphes égyptiens dateraient de 3200 BC.
En 2800 l’écriture pictographique sumérienne devient cunéiforme , et on peut dès lors, parler de « naissance de l’écriture » . Pourquoi écrire? Pour fixer et enregistrer ,poser des repères,indiquer des bornes et fonder l’ordre social et politique, mais aussi transcrire la Parole divine et les textes sacrés.-,et aussi, plus prosaïquement,pour soigner et établir les règles de la dinination magique.
Et c’est le début de cette vaste et complexe exposition : de très nombreuses tablettes en argile, gravées d’une multitude de signes, pour transmettre des messages, par delà les siècles, jusqu’à nous.
Puis nous entrons dans la période babylonienne proprement dite . Cette vaste cité, objet de tous les fantasmes accumulés depuis plus de 1000 ans, a été fondée vers 2350BC et bâtie sur les deux rives de l’Euphrate par les Akkadiens, d’origine Sémite.
Je ne désire pas relater ici toute l’histoire de cette ville. Je citerai seulement le roi Hammourabi qui codifia les lois et étendit son empire durant la 1ère moitié du 2ème millénaire BC; Puis le grand roi
Nabuchodonosor agrandit la cité, fit construire la fabuleuse Tour de Babel ou Ziggourat sur plan quadrangulaire qui évoque les temples Mayas du Mexique et environs. En 587BC il s’empare de Jérusalem,détruit le fameux temple du roi Salomon et déporte les Hébreux en Mésopotamie.
Datant de cette période,sont exposésde somptueux bas-reliefs en terre cuite polychrome figurant une frise de lions-griffons .qui décoraient les murs de la ville………

( à suivre ….)

Par Francoise Galle
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Jeudi 13 mars 2008 4 13 /03 /2008 19:31
Peindre en « Transparences » pour le seul plaisir de « jouer » avec les couleurs pures comme celles des vitraux, est devenu insatisfaisant avec le temps.
Il manquait le Verbe, manifestation du changement profond de l’Etre-artiste.
Il fallait à tout prix dire l’indicible, exprimer la révolte, mais aussi proclamer l’espoir, et chanter l’hymne à la vie.
Alors, un nouveau langage de signes a surgi – une écriture ludique, et automatique, aux structures vibratoires et colorées, rythmées selon un rituel musical très personnel, et groupées selon des codes graphiques signifiants, complexes et mystérieux.
Invocations et évocations, mantras, yantras et soutras, issus d’un Orient visité autrefois, s’inscrivent dans ces calligrammes, cryptogrammes et polyglyphes, aux graphies rapides, énigmatiques et jubilatoires –
Ecrire en peignant, ou peindre en écrivant ?
« Tout est signe ! Tout devient symbole ». Le signe renvoie à une autre réalité que lui-même, et le symbole éternise le signe.
Et la Création évolue, incessamment.

Pictographies - 73x60 cm

Par Francoise Galle - Publié dans : Pictographies
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Jeudi 13 mars 2008 4 13 /03 /2008 19:30
La nécessité d'un espace rayonnant, où fusent clarté et lumière, le besoin d'une surface ensoleillée où puisent couleurs et rythmes, la recherche d'une gestuelle souple et spontanée où s'exprime et s'imprime la pureté d'une émotion, sont à l'origine de la création de ces œuvres, librement structurées, en quête d'une transparence nécessaire et vitale.
La respiration, au-delà des tensions du corps et de l'esprit, et l'inspiration, font vibrer l'âme et le cœur dans la quête d'une authentique vérité. Par delà les clivages traditionnels, la toile s'élabore, la tapisserie se façonne, dans la jubilation du moment.
Une construction préalable s'impose pour élaborer les plans, architecturer les supports, délimiter les contours, cerner les figures, et un réseau complexe de lignes se dessine. A l'instar des fils de chaîne d'une structure tissée, nécessaires à la montée de la trame, cette installation rigoureuse permet à la matière picturale de s'expanser en toute liberté, modulée par cette mise en scène graphique.
Les couleurs, limpides comme celles des vitraux, glissent et se superposent, selon les frémissements, les pulsions, la mouvance intime de l'être.
Plaisir subtil de mêler des tons purs, de jouer d'une texture aérienne comme celle du verre, dans la matière ondoyante et chatoyante de l'huile, en des nuances infimes où s'inscrivent les traces et les signes des émois et des frissons, au soleil de la création.
Précise et rapide, agile et ferme, la main danse sur la toile ou s'entrelace aux fils du tissage, en une dynamique inspirée.
Et sur la surface translucide, ondulent courbes et spirales, lignes sans fin qui relient constamment les deux extrémités du devenir, passages du connu à l'inconnu, symboles cosmiques des éléments, images du voyage incessant du conscient.
Sur la transparence du support, la lumière glisse, ricoche sur les pleins et les vides, s'enroule aux entrelacements, et vibre aux cadences des gammes chromatiques de cet environnement lyrique.
L'œuvre en devenir se construit au fil du temps. Elle s'enracine dans la nuit du mystérieux et de l'inconscient, du rêve et de la fatalité, pour faire naître au jour, par une genèse radieuse de fantaisie, la forme qui incarne l'esprit.

Transparences - 92x73 cm

Par Francoise Galle - Publié dans : Transparences
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Jeudi 13 mars 2008 4 13 /03 /2008 19:29
L'émergence de la pensée créative est imprévisible, comme l'apparition ou le déclin de la lumière et de son rayonnisme immanent.
Cette pensée surgit de manière autonome, et se nourrit de sensations synthones, de visions oniriques, de souvenirs syncrétiques et de cette mélodie intérieure propre à chacun. Elle permet la conceptualisation d'une esthétique évolutive, guidée par la quête d'une vérité intérieure, et les exigences propres à la création.
L'acte créateur est un merveilleux moment privilégié où la notion de réalité concrète s'efface au profit, d'un état second extralucide. Le temps s'accélère et s'intensifie selon la cadence et la vitesse de cette action qui tend à inscrire, de façon tangible, des formes et des rythmes dynamiques et innovants, pour transcrire les perceptions extra-sensorielles des forces et des vibrations synchrones de la nature et de l'espace.
Avec la gnose et la conscience, l'oeuvre évolue. S'élabore une synthèse entre instinct et raison, nécessité et liberté, synergie et antinomie, pour un dépassement des clivages opaque-transparent, visible-invisible, labile-statique, afin d'exprimer d'un seul jet la congruence de la pluralité des choses.
De la fragmentation de la forme à la fragmentation de l'espace, de la distraction lumineuse à la restructuration du support-surface, l'épure de l'œuvre se dessine, porteuse de sa signification personnelle et unique.
Une construction géométrique architecture la surface de la toile par triangulations successives.
Des labyrinthes de lignes donnent naissance à tout un jeu de constructions imaginaires, objectivations de perspectives biaisées, de paysages fantastiques, de cristallisations transparentes et de reflets réversibles.
La couleur fuse, l'émotion s'intensifie et l'enthousiasme guide la main. Cette couleur, cloisonnée, agit de manière autonome, avec un éclat proche de celui des vitraux.
Apparaissent des structures de courbes et d'orbes, d'entrelacs et d'arabesques, de méandres d'étoiles, en motifs répétés, accolés ou inversés, formant d'autres alvéoles qui se superposent à l'architecture première, et proposent une autre lecture de l'organisation picturale.
Des options directionnelles variées créent des systèmes formels et des parcours visuels insolites, régits par la mise en évidence d'une symbolique complexe, Ogdoade initiatique. La pictocrathie, guidée par la quête de la lumière et de la couleur, est l'aboutissement final de cette mise en scène.
Ce cheminement est essentiel. Par analogie anaphorique et jubilatoire, il détermine le caractère de l'oeuvre et de sa catharsis objective
Tout est forme, et la vie elle-même est une forme qui doit nécessairement mesurer, quantifier et qualifier l'espace, cet espace pictural qui varie en fonction de l'éclairage psychique et physique.
L'oeuvre d'art est une re-création métamorphique d'une réalité seconde, un voyage à travers le temps et l'espace, une jouissance immédiate dans l'instant de l'action, une mystérieuse communication harmonique avec autrui, la trace rapide d'une existence éphémère, le signe manifeste de l'appréhension d'une insaisissable éternité.

Rayonnisme - 200x500 cm

Par Francoise Galle - Publié dans : Rayonnisme
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Jeudi 13 mars 2008 4 13 /03 /2008 19:25
Peindre au-delà de la figuration, et au-delà de l'abstraction, pour la pure jouissance d'une création lyrique et spontanée, à faire partager dans la connivence des consciences.
"Traces" de perceptions sensorielles fugitives, d'émotions intenses, transcrites par une dynamique gestuelle rapide en arabesques, courbes et contre-courbes qui rythment la surface de la toile où s'expansent des formes vivement colorées.
"Signes" qui sont un message plastique symboliquement inscrit, véhicules sensibles de la vitesse de la pensée et de l'acte créateur, indices d'un parcours initiatique qui prend naissance dans la concientisation du monde et de ses vibrations.
Avec le temps et la réflexion est apparue la nécessité de condenser l'écriture picturale, et de réduire à leur expression minimale les traces impulsives de l'énergie de la main. D'où le cloisonnement et la fragmentation de la surface de la toile, pour intensifier et disfracter couleurs et lumières.
Cette obligation de rigueur dans la recherche d'une symbolique graphique s'inscrit dans une série d'œuvres aux contrastes intenses destinés à mettre en évidence une calligraphie où logogrammes, idéogrammes et pictogrammes se déroulent en rythmes similaires, synthèses d'une réflexion sur identification et différenciation formelles.
Le Réel, l'Imaginaire et le Symbolique, harmonieusement unis, conduisent à une centration et une méditation sur l'essence même de la peinture, basée sur la nécessité de fixer l'harmonie dispersée en une lutte antithétique entre le savoir et le sentir, et d'introduire sur la toile un ordre dynamique incessamment poursuivi.
Peindre, non pas l'Etre mais le Passage à l'ordre analogique, dans une symbiose dont l'amour est le mobile, et l'intelligence, le moyen.
Créer, c'est aller dans l'inconnu pour l'exprimer et le signifier dans la fulgurance de l'instant, expression momentanée et fugitive d'une pulsion, instable et cependant continue, stabilisée dans l'Existant.

Traces de signes - 280x200 cm

Par Francoise Galle - Publié dans : Traces de signes
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Jeudi 13 mars 2008 4 13 /03 /2008 19:22
Cette période est significaive d'un renouveau complet dans l'expression esthétique et la technique picturale, renouveau qui se manifeste dans ces compositions lyriques et lumineuses, libérées de tout savoir-faire passé-dépassé et dont les couleurs, monochromes ou polychromes, sont portées à l'acmé de leur intensité.
Auparavant, il y eut une "Période Blanche" où les tons clairs, les surfaces simples et la matière dense rattachaient les oeuvres d'alors à une abstraction "traditionnelle".
Mais cette nouvelle séquence utilise des teintes pures et transparentes comme celles des vitraux, superposées, associées ou dissociées, et une gestuelle rapide et spontannée, qui permettent de transcrire librement l'énergie dans la matière et des sensations physiologiques d'espace, de vitesse et de lumière.
Ces oeuvres sont profondément inspirées par la puissance et les forces cachées de la Nature, et sont rythmées par des réseaux de formes et des couleurs qui expriment les sensations intenses, éprouvées dans ce cosmos qui nous entoure de sa clarté et nous enveloppe de son ombre.
Des faisceaux de lignes se nouent et se dénouent en un parcours visuel labyrinthique, diffracté et réfracté dans la fusion ou l'explosion des éléments quarternaires et directionnels de notre monde.
Et des spires symboliques, des tourbillons galactiques aux reflets multiples et intensément colorés, miroirs des émotions ressenties, roulent et s'enroulent dans une giration d'ondes harmoniques.
Entre les lois du corps et celles de l'âme, de la matière et de l'esprit, jaillissent avec une pulsion irrépressible, dans une danse magique avec le soleil, le bonheur et la jubilation de l'action artistique, dans un hymne à la Vie et à la Création.

Harmoniques - triptyque (1993) - 146x308 cm

Par Francoise Galle - Publié dans : Harmoniques
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Jeudi 13 mars 2008 4 13 /03 /2008 19:14
Cette "période blanche" marque le retour à la peinture.
Après les années consacrées à la création de tapisseries et sculptures tissées, et l'installation d'ateliers de recherches textiles au Brésil, le besoin de renouer avec un mode d'expression plus spontanné et plus rapide s'est fait ressentir.
C'est alors que naissent les premières peintures abstraites, avec une prédominance de teintes douces et claires architecturées d'abord par des lignes de forces vivement colorées, et par la suite par des "drippings" destinés à faire vibrer les couleurs.
J'ai retrouvé à cette époque le bonheur de peindre à l'huile, la matière onctueuse et chatoyante des pates épaisses et moëlleuses posées au pinceau ou au couteau, ou encore librement projettées sur la toile.
La principale source d'inspiration de ces peintures est la recherche de la Lumière. Lumières du jour et du soleil qui apportent la lumière intérieure, lumière qui s'exprime dans ces œuvres vibrantes d'énergie et de clarté.
Cette quête se poursuit toujours, et est le guide d'une création en constante évolution.

Lumières (1986) - 65x81 cm

Par Francoise Galle - Publié dans : Lumières
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Jeudi 13 mars 2008 4 13 /03 /2008 19:08
Les premiers fragments de dessins tissés datent d'environ 1500 avant notre ère et proviennent de la tombe du roi Toutmès IV en Egypte.
Tissus coptes, broderies de la "Reine Mathilde", tentures de " l'Apocalypse d'Angers " mille fleurs de " La Dame à la Licorne ", glorifications du " Roi Soleil "" et plus proches, " Le Chant du Monde " de Lurçat et les abstractions textiles des artistes contemporains, toutes les créations de cet art millénaire surprennent et enchantent.
Mais l'art de la fibre remonte à l'orée de la civilisation. Avec la main comme seul outil, croisés et tressées, des brins divers, filaments et brindilles, plumes et crins, sont assemblées en éléments homogènes.
Puis sur des branchages enchevêtrés sont disposés des treillis de feuillages, pailles, écorces et pelages noués ensemble pour faire un abri, une tente, un enclos.
Par ce geste primordial du nouage de nature sociale, psychologique et culturelle, nœud végétal mais aussi cosmique en relation avec les divinités célestes, symbole ambivalent de l'enchevêtrement des réalités invisibles, l'homme s'approprie l'espace et s'y installe.
Ensuite, il fabrique des parures, des accoutrements, des talismans à porter sur soi ou à déposer au sol, marques d'un territoire ; traces d'un passage, signes magiques de vie et de beauté.
Avec la réflexion, vient l'apprentissage d'une technique, adaptée à la production d'une étoffe épaisse, pour protéger des intempéries et améliorer les conditions d'existence.
Façonnés sur un support rigide, par l'entrecroisement rigoureux de fils de chaîne et de trame, les tissages des vêtements, tentures et tapis sont produits depuis la haute Antiquité.
Les métiers à tisser évoluent. Verticaux ou horizontaux, fixes ou mobiles selon leur fonction et leur époque, ils confectionnent une texture souple et dense, de surface plane et opaque, pour réchauffer et embellir le cadre de vie.
Reflet des modes et des époques, décoration d'un espace architectural, la Tapisserie devient " le mur du nomade ".
Selon l'usage, j'emploie d'abord les matières traditionnelles : cotons, sisals, laines et soies, réparties et tissées selon un " carton " préalable, où les couleurs sont assemblées en suivant un dessin précis.
Mais très vite, la nécessité d'une libre improvisation et le besoin d'une autre approche motivent l'emploi de matériaux modernes : caoutchouc, textures d'emballages et plastiques.
Le tissage des tubes transparents de PVC ouvre de nouvelles perspectives. Cette tubulure très souple mais aussi très complexe se prête à toutes les possibilités. De manipulation rapide, imperméable, imputrescible, elle peut servir de portes et de claustras, à l'intérieur comme à l'extérieur, de cloisons translucides, passages entre deux mondes, qui apportent à l'art textile une dimension supplémentaire, flexible et tactile.
Par désir de transparence et d'ouverture, cette tapisserie se désolidarise du mur-support, s'accroche dans le vide, devient tridimensionnelle, mobile et transformable en dyptiques et tryptiques de grandes dimensions, en totems et signaux, et enfin en structures tissées polychromes et sculptures.
La lumière et la couleur donnent vie à la forme, pour un au-delà de la tapisserie ; La rencontre de l'imaginaire, du métier et de la sensibilité engendrent un labyrinthe de volumes, à parcourir dans une mise en scène ludique, pour une œuvre en devenir.
Au fil du temps.

Synthome (2003) -100x50x30 cm  

Par Francoise Galle - Publié dans : Tapisseries et structures tissées
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Jeudi 13 mars 2008 4 13 /03 /2008 19:03

Ces oeuvres exécutées de 1962 à 1966, pendant les années d'études consacrées à l'Art sous toutes ses formes, sont de facture figurative et représentent des paysages, des personnages, des bouquets et des natures mortes.
A cette époque, j'aimais tout particulièrement planter mon chevalet en pleine nature et par tous les temps. Les paysages provençaux ou dauphinois ont été exécutés "in situ" dans la jubilation d'une libre création sous le soleil incandescant de l'été, ou la violence du mistral et de ses tourbillons ardents.
J'étais déjà fascinée par la couleur pure et voyais, comme les Fauves, ou Cézanne, des teintes d'une intensité extrème dans un simple motif. J'ai essayé de traduire avec des pates picturales épaisses et jouissives, au couteau ou au pinceau, les rythmes de la Nature, les torsions et distorsions des paysages, les forces vitales des éléments, avec la maladresse et l'enthousiasme de la jeunesse, à contre-courant de l'art "académique" enseigné alors.
Ma perception du monde est restée similaire à celle de ma jeunesse mais se traduit actuellement dans des peintures abstraites qui évoluent avec le temps.

Seyssins II:Le Jardin D'Anaïs (1962) - 60x81 cm

Par Francoise Galle - Publié dans : Oeuvres de jeunesse
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Françoise Galle

undefinedJe vis et travaille à Paris et dans la région de Grenoble. J'ai fait de nombreuses expositions collectives et personnelles en France et à l'étranger. 

Peindre et sculpter, deux démarches antinomiques et pourtant complémentaires, sont présentes dans mes créations par la recherche de la transparence et la captation de la lumière. Rigueur formelle et fantaisie mêlées animent des compositions modulaires structurées par l'entrecroisement des lignes ou des fils tubulaires et l'enroulement des orbes peintes et des sinthomes tissés.

Un style et une écriture picturale et plastique très personnels : traces de signes, calligrammes et glyphes aux couleurs pures animent les surfaces peintes, et la lumière glisse, ricoche et s'enroule aux entrelacs des volumes tissés. S'élabore une synthèse entre nécessité et liberté, pour un dépassement des clivages opaque-transparent, clair-obscur, visible-invisible, labile-statique...
Et l'oeuvre en devenir se construit aux fils du temps! 

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